Crise Anglophone : La Position de Dynamique Citoyenne


CRISE DITE ANGLOPHONE – UNE CRISE POLITIQUE ET DE GOUVERNANCE
Position de Dynamique Citoyenne, réunit en coordination nationale les 8 et 9 décembre
Au Cameroun, les anglophones, qui représentent 20 pour cent de la population, sont marginalisés. Leurs frustrations se sont exprimées avec force en fin 2016 lorsque des revendications corporatistes se sont transformées en demandes politiques, donnant lieu à des grèves et des émeutes. Face à l’ampleur du mouvement, la répression du gouvernement n’a pas apaisé les tensions, bien au contraire, on note avec inquiétude la radicalisation du mouvement portée par les partisans de l’indépendance de l’Ex Cameroun Occidental.

LES FAITS

Tout commence avec la grève des avocats d’expression anglaise pour exiger du Gouvernement Camerounais, l’application de la « Common Law » et la traduction de tous les textes du système judiciaire camerounais en anglais. Le 21 Novembre 2016 et emboîtant le pas aux avocats, les enseignants de la même sphère linguistique entament eux aussi des manifestations organisées pour dénoncer la « francophonisation » et la « marginalisation » de la communauté anglophone dans la gestion du système éducatif. Aussi demandent-ils que seuls les professeurs francophones parfaitement bilingues puissent enseigner dans les régions anglophones afin que la spécificité linguistique de la zone soit préservée. Dans la foulée, le lundi 28 novembre 2016 des étudiants et étudiantes de l’Université de Buea organisent une manifestation sur le campus de Molyko pour dénoncer le non-paiement de « la prime d’excellence » de 50 000 FCFA décidée il y a quelques années par le Président de la République Paul BIYA en faveur des étudiants méritants ; exiger l’annulation de la pénalité de 10 000 FCFA en cas de retard dans le paiement des droits universitaires et la restauration de la convenance du paiement des droits universitaires en deux (2) tranches.

REACTION DU GOUVERNEMENT

Suite à ces évènements, les forces de l’ordre ont fait usage de la force pour réprimer ces mouvements de revendications et de nombreuses arrestations ont été effectuées. Pour la suite, une série de mesures ont été prises par le gouvernement :

  •  Au niveau de l’enseignement supérieur, les universités de Bamenda et de Buea ont vu augmenter leurs budgets de fonctionnement. Un département de Lettres Modernes Anglaises a été créé à l’école normale supérieure de Bamenda ; des départements de Common Law ont été mis sur pied dans les universités francophones et bilingues ; des départements de Droit Privé Francophone sont désormais effectifs dans les universités anglo-saxonnes et le lancement de la procédure de recrutement de 1 000 enseignants bilingues. Download File

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